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Article 10

Aime-t-on différemment selon les âges ? - Par Sophie Cadalen

Aujourd'hui nous imaginons ce que seront, plus tard, nos attirances et nos sentiments. Nous reconsidérons nos anciens amours, et leur donnons un sens et une importance différents au fil du temps. Nos premières passions ne nous paraissent plus si crédibles, et nous fantasmons une sagesse future qui prendrait le pas sur nos émotions. Notre façon d'aimer grandit-elle avec nous ? Apprend-t-on à mieux aimer le temps passant ? Rien n'est moins sûr...

Les amours enfantines

Les adultes que nous sommes regardent d'un œil attendri les amours enfantines, mais sans – souvent – leur accorder beaucoup de crédit. Ces éclosions du sentiment ne sont rien, nous semble-t-il, à côté de ce que nous éprouvons maintenant. Les chagrins de cours d'école n'ont pas de commune mesure avec nos tourments adultes, qui eux ne se guérissent pas à coup de tartines ou de dessins animés. Mais si nous faisons l'effort de nous rappeler ces premières années, la violence de nos sensations ne nous revient-elle pas ? N'avons-nous pas aimé totalement, absolument ? Etait-ce si facile ?

Les tourments adolescents

Par contre, tout le monde se souvient des tourments adolescents ! Cette période intense en rêveries romantiques et délires coquins, que pour la majorité nous avions tant de peine à concrétiser ! Cet âge où l'on est si peu sûr de soi, et tellement bouffi d'orgueil à la fois, que l'on n'ose se déclarer, persuadé qu'un refus nous serait fatal, qu'on ne s'en relèverait pas. Alors on fantasme des idylles qui se jouent surtout sur grand écran. Tout en cajolant l'idée de l'autre idéal qu'un jour on rencontrerait, et qui comblerait nos manques et nos attentes...

Enfin installés

On était convaincu, avant de les atteindre, qu'à 30 ans nous serions installés : nous aurions une "moitié", un métier fait pour soi dans lequel on s'éclaterait, et de belles années devant soi. La réalité des trentenaires est évidemment plus nuancée. Les remises en question les chahutent encore, les vocations peinent à s'affirmer, le couple s'impose comme étant – décidemment – l'aventure la plus exigeante et la plus délicate de notre existence. On voudrait parfois être vieux déjà : plus de pulsions sexuelles qui désorganisent notre existence, plus de jalousie et d'attentes. On saura faire alors avec ce que l'on a et profiter du temps qui nous reste.

Incertains, toujours...

Mais une chose est certaine : si nous cumulons les contacts par peur de n'en concrétiser aucun, si c'est la peur du vide, du manque, qui nourrit cette boulimie, nous échouerons dans notre quête. Car pour rencontrer quelqu'un, une certaine disponibilité est nécessaire. Disponibilité de temps, bien sûr, mais surtout d'esprit. Or, discuter avec le maximum de gens empêche cette disponibilité de laquelle surgira, de plus en plus pressante, l'envie que nous aurons de connaître ce quelqu'un en particulier.

Pas de règle absolue

Ces âges ont en commun d'imputer toujours au lendemain un bien-être, une sérénité que l'on peine à vivre au présent, et au passé une légèreté que l'on a rarement éprouvée. Demain nous aimerons sans angoisse, comme hier nous aimions sans retenue. Quand il est si difficile d'aimer ici et maintenant. Alors non, le temps ne fait rien à l'affaire, grandir et vieillir ne nous assurent d'aucune maîtrise. Aimer, quel que soit notre âge, c'est se retrouver – comme je l'entends si souvent ! – dans la peau d'un ado qui ne sait plus aligner 3 mots. C'est vouloir que cet amour soit l'unique et l'ultime. Et c'est, à chaque fois, perdre un peu de sa maîtrise et beaucoup de ses certitudes...

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